Finance

Les banques canadiennes se lancent dans la Blockchain afin de vérifier l’identité de ses clients.

De l’identité numérique aux monnaies numériques, la finance canadienne se transforme.

Cinq grandes banques canadiennes ont adopté un système d’identification numérique basé sur la blockchain, la banque centrale expérimente notamment des transactions transfrontalières basées sur cette technologie. Les banques canadiennes se positionnent aujourd’hui à l’avant-garde de l’adoption de la blockchain.

La société SecureKey Technologies, basée à Toronto, a fait les gros titres la semaine dernière en annonçant le lancement de Verified.Me, un réseau de vérification d’identité numérique basé sur la technologie blockchain soutenu par plusieurs grandes institutions financières.

Avec ce projet, le secteur bancaire canadien fait un grand pas vers la modernisation de la vérification d’identité. Cinq banques canadiennes ont par la suite annoncé l’utilisation de Verified.Me, qui vise à simplifier les processus de vérification en ligne.

L’objectif étant de permettre aux clients des banques de prouver de manière numérique leurs identités pour accéder en toute sécurité aux services bancaires et à d’autres services personnels.

Le système a été développé au cours de ces deux dernières années et est maintenant disponible via une application mobile.

Cette application sert aujourd’hui à la Banque Royale du Canada, la Banque Toronto-Dominion, la Banque de Nouvelle-Écosse, la Banque Canadienne Impériale de Commerce et le Groupe Desjardins. La Banque de Montréal et la Banque Nationale du Canada ont également annoncé leur adhésion au système, et la Financière Sun Life deviendra la première compagnie d’assurance.

Verified.me pourrait devenir un système d’identité numérique intersectoriel et être utile au-delà du secteur bancaire

Ce projet marque une étape importante dans la vérification d’identité basée sur la blockchain car il s’agit du premier projet d’identité mis en œuvre par un grand nombre de banques de premier plan.

Selon Rami Thabet de la Banque Royale du Canada

« C’est un développement assez significatif. Ce qui est assez convaincant ici, c’est de pouvoir simplifier la vérification des informations personnelles du client de manière sécurisée et sécurisée.»

Alors que le Canada réorganise son système de paiement, parallèlement à une initiative du gouvernement fédéral visant à explorer « l’Open Banking », un appel a été lancé pour l’adoption des identifiants numériques.

Neil Parmenter, président-directeur général de l’Association des banquiers canadiens, a plaidé en faveur de l’abandon des processus sur papier qu’il estime obsolètes et de l’adoption d’un « modèle fédéré » d’identités numériques qui pourrait relier les systèmes fédéraux et provinciaux.

Verified.me pourrait servir également à d’autres secteurs

Derrière ce système se cache une collaboration entre banques, entreprises de télécommunication et agences de crédit. Développé par International Business Machines Corp et la Linux Foundation, les plus grandes banques du pays, des groupes de coopératives de crédit, des entreprises de télécommunication, des agences gouvernementales et des sociétés de crédit ont collaboré à ce système.

Le système d’identification pourrait également être utilisé par les consommateurs non seulement pour ouvrir des comptes bancaires, mais aussi pour prouver leur identité et accéder à des dossiers médicaux, ouvrir des comptes dans une compagnie de téléphone ou encore avoir accès aux services gouvernementaux.

Le chef de la direction de SecureKey, Greg Wolfond, a déclaré : « Toutes ces choses qui prennent tant de temps et qui sont pénibles vont devenir plus faciles pour les consommateurs. »

La Banque du Canada expérimente des transactions transfrontalières grâce à la blockchain

La semaine dernière, les banques centrales du Canada et de Singapour ont mené à bien un essai de paiements transfrontaliers utilisant les monnaies numériques de la banque centrale.

L’objectif étant de réduire les coûts et d’accélérer les transactions transfrontalières. Par conséquent, les deux banques centrales ont réussi à relier leurs réseaux domestiques respectifs, qui reposent sur la technologie de la blockchain.

Scott Hendry, directeur spécial principal, Technologie financière, Banque du Canada, a déclaré :

« Le monde des paiements transfrontaliers est compliqué et coûteux : notre parcours d’exploration dans l’utilisation du DLT pour tenter de réduire certains coûts et d’améliorer la productivité de ces paiements a donné de nombreux enseignements. L’importance de la coopération internationale par le biais de projets tels que cela ne peut être sous-estimé. Seule une collaboration continue et des recherches fondamentales permettront à cette technologie de mûrir et aux décideurs de bien comprendre son potentiel. »

La blockchain est belle et bien arrivée dans le secteur bancaire canadien : les grandes banques mettent en place des identifiants numériques et la banque centrale explore les transactions transfrontalières fondées sur la blockchain.

L’appel de Neil Parmenter en faveur de l’identification numérique n’est que le début d’une nouvelle ère pour les banques.

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