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La blockchain utilisée pour autonomiser les petits agriculteurs

Basé en Afrique, Block Commodities les aide à entrer sur le marché alimentaire mondial

Block Commodities, l’une des principales entreprises agro-technologiques en Afrique, travaille sur la création d’un nouvel écosystème agricole intitulé Farmer 3.0. Le système est conçu pour rendre l’agriculture intelligente en donnant de la pouvoir aux petits exploitants et en créant un système tokenisé. Ils constituent environ 70% de la main-d’œuvre du continent. Il est donc important de leur donner les moyens de continuer à se développer.

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La société a travaillé sans relâche pour stimuler le secteur agricole africain. Ce n’est pas seulement en utilisant la blockchain, mais également un mélange d’autres technologies perturbatrices, notamment l’IA, les smartphones, le partage de données et les crypto-monnaies.

Block Commodities explique sur son site officiel que «produire suffisamment de nourriture pour la population [africaine] croissante est un défi de grande taille et une opportunité cruciale pour la croissance économique, les investissements, l’éducation et la réduction de la pauvreté».

Selon la société, les agriculteurs ne peuvent pas utiliser tout leur potentiel pour diverses raisons, notamment le manque d’informations, l’accès limité aux fonds, des incitations financières insuffisantes, des pratiques commerciales archaïques et une transparence médiocre. Cela limite la production des agriculteurs de 50% et c’est un écart que l’entreprise souhaite réduire.

L’entreprise s’efforce de supprimer ces obstacles afin que les agriculteurs puissent exploiter pleinement leur potentiel et produire suffisamment pour atteindre le niveau commercial. Cette idée est de promouvoir l’inclusion financière en utilisant des technologies perturbatrices, apportant l’innovation et la capacitation.

Quel est le plan?

Le plan est d’accroître la production à l’aide d’une plate-forme basée sur la blockchain qui fonctionne avec d’autres technologies, notamment machine learning, le marketing basé sur les données et l’analyse comportementale prédictive.

La société a testé le projet en Ouganda avec une équipe de 1 000 agriculteurs locaux. Des prêts de cryptomonnaies ont été accordés aux agriculteurs en septembre pour leur permettre d’acheter des semences, des engrais et des outils agricoles. Le test a conclu que ces prêts peuvent aider à augmenter la production sans avoir besoin de l’aide des banques et autres institutions financières.

L’innovation et l’accès aux données permettront aux agriculteurs de mieux planifier et de gérer leurs ressources, telles que les engrais, sans aucun problème. Le système permettra également aux agriculteurs de ne pas dépendre d’autrui pour gérer leurs productions.

Clinton Van Eden, le chef des opérations en Afrique de Block Commodities, a déclaré:

«Lorsque nous examinons le paysage agricole en Afrique, en termes de production et d’économie, nous constatons que les petits agriculteurs ont été fortement exclus du marché. 90% des aliments pour le continent provient d’agriculteurs commerciaux européens. Block travaille pour intégrer les petits exploitants dans le système et leur donner accès aux marchés en ajoutant de la valeur à leurs pratiques. »

L’attention accordée à la petite agriculture est nouvelle et elle est une conséquence directe du modèle de production que la plupart des économies ont adopté au cours des dernières décennies. Le retour au «local» est une tendance générale et l’autonomisation de la population de base est un tremplin pour un développement économique et social durable. Avec l’aide de la blockchain, nous pourrions assister à un progrès plus intégré et décentralisé.

Ce n’est pas la première fois que la technologie de la blockchain est utilisée en Afrique. Le gouvernement kenyan l’utilise déjà pour améliorer le logement. On espére que cette initiative, parmi d’autres, aidera la croissance de l’économie africaine.

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